Les ombres longues de la lumière nutonale des flandres…

Quelle ne fut pas la surprise du prof quand, regardant par la fenêtre de la chambre du futur mini-nuton,  il put observer cela :

Les cieux des flandres un jeudi soir sur terre – bah ça, le Prof se sent d’humeur poète !

C’est quand on voit un ciel pareil, que l’on comprend que ce fut beaucoup plus facile pour les peintres de l’école hollandaise de peindre la lumière et les cieux que pour, disons, les primitifs ardéchois….

Mais l’école hollandaise , me direz-vous, n’est-ce point l’endroit bizarre avec des caravanes et l’odeur amusante, dans le camping d’à côté ? Alors non l’école hollandaise , c’est un mouvement pictural ( de picte, peuple vaguement habillé des forêts britaniques, inépuisable grenier à idée pour toute adaptation vaguement historique américaine de péplums,  et Ural , moto side-car russe increvable) (non mais en vrai ça veut dire que ça a trait à la peinture) qui court en gros de Jan Van Eyck (on va dire début XVème)  à la fin du  XVIIème, au baroque donc (aucun rapport avec un estaminet pour métalleux). Le petit préféré du prof, c’est Rembrandt Van Rijn, mais ses copains l’appelaient Rembrandt. Ou Remb’ pour les très, très intimes. Sugar daddy pour ses maîtresses mais c’est une autre histoire… Ci dessous, sa peinture la plus célèbre, dite de La Ronde De Nuit (on ne connait pas le véritable titre de l’oeuvre).

L’impression de clair/obscure est renforcée par la dégradation de l’apprêt au bitume de Judée utilisée pour le tableau , qui assombrit inexorablement l’oeuvre… Sinon, vous avez remarqué la femme naine à gauche ?

En parlant de Rembrandt , je ne saurais trop vous conseiller de voir le film Nightwatching  (Ronde de Nuit pour les franchouillards) du très doué Peter Greenaway ( l’homme derrière The Pillow Book, 8 femmes et demi, et Meurtre dans un Jardin Anglais), et ceci dans de meilleures conditions que le prof ( qui ne s’attardera pas ici sur ses aventures cinéphiliques à Cracovie).

Le dessinateur britannique Paul Kidby s’en inspirera pour la couverture du Roman Nightwatch (Ronde de Nuit en français) de Terry Pratchett

Oui le moine bouddhiste balayeur dans la partie gauche, ça fait moins « école flamande »… Mais admirez la composition et la reproduction des mouvements !

Sinon , un petit extrait poétique pour terminer ? Vous connaissez Émile Verhaeren ? C’est un poète belge du XIXème…

Mais je suis né, là-bas, dans les brumes de Flandre,
En un petit village où des murs goudronnés
Abritent des marins pauvres mais obstinés,
Sous des cieux d’ouragan, de fumée et de cendre.

Les marais noirs, les bois mornes, et les champs nus,
Et novembre grisâtre et ses cheveux de pluie,
Et les aurores d’encre et les couchants de suie,
Ma brève enfance, hélas ! les a trop bien connus.

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